1. Comprendre le secteur d’activité
Selon l’industrie, les risques et les exigences peuvent varier considérablement.
Par exemple, le transport de vrac chimique, la pétrochimie, les mines, les environnements manipulant des huiles, graisses ou solvants, ou encore certains secteurs agricoles et de gestion des déchets exigent une protection très spécifique.
Identifier clairement l’environnement permet de cibler un vêtement dont la résistance, la durabilité et la protection correspondent à la réalité du terrain.
2. Examiner les tâches du travailleur
Les mouvements, les postures et les interactions avec l’environnement de travail influencent directement le choix du vêtement.
Il faut notamment considérer :
- la mobilité nécessaire pour accomplir les tâches ;
- la proximité d’équipements abrasifs ou coupants ;
- le port simultané d’autres EPI (harnais, casque, respirateur) ;
- l’exposition à l’extérieur, aux espaces confinés ou au travail en hauteur.
Ces éléments garantissent un vêtement qui protège efficacement sans limiter les mouvements.
3. Identifier les produits chimiques présents
Tous les imperméables ne réagissent pas de la même façon face aux produits chimiques.
Pour bien choisir, il faut connaître :
- la nature des substances (acides, bases, solvants, hydrocarbures, etc.) ;
- leur concentration ;
- leur température ;
- la manière dont elles peuvent entrer en contact avec le vêtement (éclaboussures, immersion, aérosol, vapeur).
Chaque liquide possède un comportement distinct, et la résistance chimique d’un vêtement de protection dépend de plusieurs facteurs. Une analyse attentive est donc essentielle pour éviter les erreurs de sélection. Il est recommandé d’effectuer des tests spécifiques correspondant aux conditions réelles d’utilisation du travailleur.
4. Considérer les autres risques présents
Dans certains milieux, le risque chimique s’ajoute à d’autres types de dangers :
- exposition à des températures très chaudes ou très froides ;
- proximité de flammes, d’étincelles ou de sources de chaleur ;
- possibilité d’arcs électriques ;
- risques de déchirure dans des environnements abrasifs.
Certains matériaux peuvent même devenir rigides ou se fissurer sous l’effet du froid, ce qui augmente le risque d’exposition.